TT RS MTM 424 dans le virage de Caroline :
Grace a Jacques et Jorge, j'ai pu passé une matinée sur l'autodrome de Monthlery. Endroit, oh combien chargé d'histoire dans le monde des courses automobiles.
Et comme un bonheur ne vient jamais seul, j'ai pu rouler sur le circuit routier de Monthlery. Une piste privée reservé a des rares privilégiés car il n'est plus utilisé a ce jour au profit du CERAM de Mortefontaine. Etant d'un naturel curieux,
j'ai demande l'origine du panneau "Virage Caroline" situe au milieu d'une grande courbe dans la partie la plus eloignee du trace actuel. En posant la question, je pense a l'origine du nom du circuit Carole. J'avais (helas) vu juste, car le
virage porte le nom d'une jeune femme décédée dans le virage. Je decide donc de prendre des clichés du TT RS MTM dans le virage puis de prendre des photos de la stele en sa memoire.
De retour a la maison, je saute sur mon clavier pour en savoir plus. Je trouve donc des photos et l'histoire de cette Caroline sur le net sur deux site fort bien fait d'ailleurs.
Voici les URLs des pages qui nous interressent pour cet article: http://memoiresdestands.hautetfort.com/tag/caroline+taste et http://www.paperblog.fr/1201402/boucle-des-biscornes-0202-le-nu-foudroye/
Par passion, je me permet de recopier le passage le plus interressant du site de paperblog.fr:
Mercredi 31 mai 1961. Kroutchev, Kennedy, De Gaulle assombrissent les journaux mais il fait beau à Montlhéry. Pas encore de CO² dans ce qui s'appelait encore la réclame, c'est la vitesse qui règne et à l'aune de laquelle les pilotes s'estiment. Une Austin Sprite
bleu tourne sur le grand circuit. À son volant une jeune femme dont la rousseur flambloie à travers la vitre. Pendant ce temps, le petit garçon qui l'accompagne, resté sur le bord de la piste, cueille des fleurs à celle qu'il aime en secret. Des jacinthes.
Caroline (c'est son prénom) s'arrête, indique qu'on repart sur Paris et que Gérard peut charger le coffre de l'auto. Elle lui avait demandé d'ôter la roue de secours pour gagner du poids. Puis elle change d'avis. Encore un tour fait-elle au gamin dont le regard renvoie l'image de
l'Austin qui s'enfuit pour ne plus réapparaître. Dans la courbe qui portera son nom, Caroline peine à inscrire la voiture, entrée trop vite. Trop tard. Le silence. Ce trop de silence qui porte en lui l'indicible. Gérard rentre seul à Paris.
Quand un truc comme ça vous arrive à douze ans, votre vie entière est vitrifiée. Gérard Simoën deviendra un sculpteur célèbre dont l'oeuvre sera hantée par les courbes que Caroline offrait au monde. À celle qui lui ôta Caroline, Gérard, pas revanchard, offrit une sculpture, la stèle qui marque dorénavant le point fatal. Personne ne la voit plus car ce secteur de l'autodrome est devenu le trou du cul du monde.
Profitant de l'occasion, j'ai fait des clichés a deux autres endroits connus du circuit routier de Monthlery